hristian Signol est né aux Quatre Routes, un hameau du Quercy blotti au pied des causses de Martel et de Gramat. Le petit garçon mène une existence heureuse entre ses parents et ses grands-parents. Son univers s’étend de l'école communale (dont il dévore la bibliothèque) à la campagne environnante. Les moissons, les vendanges, la cueillette des champignons, les parties de pêche l’été sur la Dordogne sont autant de « bonheurs d’enfance ». À onze ans, il est mis en pension au lycée de Brive. Il vit comme un drame cet éloignement du pays natal. Il dira plus tard : « Cette déchirure a fait de moi un écrivain. » Après des études universitaires de lettres et de droit, Christian Signol débute dans la vie professionnelle comme rédacteur administratif à la mairie de Brive.

Il commence à écrire et, en 1984, Robert Laffont publie son premier roman, Les Cailloux bleus, inspiré par son enfance dans le Quercy. Succès immédiat. Suivi par Les Menthes sauvages, Les Chemins d’étoiles et Les amandiers fleurissaient rouges. Entre 1990 et 1993, la trilogie de La Rivière Espérance va faire de lui un des écrivains les plus lus en France. France 2 achète les droits d’adaptation de cette saga des gabariers de la Dordogne, qui devient l’une des plus grandes séries jamais réalisées pour la télévision. Et l’une des plus regardées. La Rivière Espérance est devenue un véritable phénomène d’édition des dix dernières années avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus depuis sa sortie.

Depuis, il alterne, avec un égal bonheur, romans, souvenirs et grandes sagas historiques.

Bibliographie

 

L’avis des critiques
« Christian Signol est très exactement ce qu’on appelait un écrivain populaire, avant que ces deux mots ne semblent devenus imprononçables. Un écrivain, c’est-à-dire quelqu’un qui écrit toujours et non pas par intermittence, qui dit “l’oxygène me vient des livres”, qui lit et a lu, qui a ses auteurs de chevet – Rilke, Hemingway, Melville, Faulkner –, qui avoue simplement la nécessité pour lui “d’écrire, de réinventer la réalité du monde, peut-être parce que cette réalité n’est pas supportable, n’est pas ce qu’elle devrait être. »

Josyane Savigneau, Le Monde.

« Au rythme d’un roman par an, il fouaille sans relâche les minuscules détails au fond desquels se cache ce qui confine à l’universel, les promesses d’éternité qui jaillissent des sensations fugaces. »

Anne-Marie Kœnig, Le Magazine littéraire.

« Signol use de ses racines paysannes et quercynoises pour tisser des récits enchantés. On songe à Alain Fournier pour l’évocation lyrique de l’enfance éblouie. Ou à Giono, celui du panthéisme épanoui de L’Iris de Suze… Évoquant le conteur d’autrefois venu éblouir à la veillée les familles avec ses récits, il réveille les images d’un monde disparu comme un enchanteur soufflerait sur des braises encore vivantes. »

Gilles Pudlowski, Le Point.

« Il a l’art, et c’est sa force, de distiller une insidieuse amertume dans son aquarelle idyllique. »

Anne Berthod, L'Express..